Haut potentiel intellectuel

Certains enfants ont des capacités nettement supérieures à la moyenne dans des domaines spécifiques (sport, art) ou généraux (créativité). On parle alors d’enfants à haut potentiel sportif, artistique, créatif, etc. . Lorsque ces capacités supérieures se situent dans le domaine de l’intelligence générale, on parle de haut potentiel intellectuel. D’autres dénominations sont utilisées, comme enfants intellectuellement précoces, surdoués ou à haut QI.

La définition la plus couramment utilisée par les chercheurs consiste à dire que l’enfant à haut potentiel intellectuel (HPI) est celui dont le quotient intellectuel (QI) égale ou dépasse 130.

Les enfants qualifiés HPI ne sont pas forcément « en avance », ils ne sont pas forcément les premiers de la classe ou les plus performants à l’école. Leur avance ne sera pas rattrapée à terme par les autres enfants, car un enfant à haut potentiel intellectuel restera toute sa vie différent. Il deviendra un adulte à haut potentiel. La différence de pensée entre un enfant ou un adulte à haut potentiel intellectuel et quelqu’un à l’intelligence typique est d’ordre qualitatif plus que quantitatif.

L’enfant HPI est souvent réduit à ses compétences intellectuelles, au détriment de son affectivité. Pourtant, le développement affectif joue un rôle capital dans le développement de l’intelligence et dans la construction de la personnalité. Ils peuevt ainsi avoir tendance à se poser plus de questions et ne sont pas forcément plus heureux que les autres. C’est même souvent l’inverse car ils se sentent souvent exclus (ils ne pensent pas comme les autres) et ont une telle vision de la complexité du monde qu’ils sont souvent plus angoissés que les autres.

Les caractéristiques des enfants à haut potentiel montrent une grande diversité. Il existe un certains nombre de caractéristiques qui sont très souvent retrouvées chez eux, parmis lesquelles :

  • Une acquisition rapide du langage oral, accès spontané à la lecture.
  • Une grande curiosité, un grand intérêt pour les livres.
  • Beaucoup de questions posées par l’enfant, interrogeant le pourquoi, sous toutes leurs formes, y compris les questions existentielles.
  • Une forte capacité de mémorisation.
  • Une grande empathie.
  • Une forte sensibilité émotionnelle et réactivité affective.
  • Une motivation liée à l’intérêt.
  • Des difficultés à gérer l’échec ou la critique.
  • Des peurs non conventionnelles pour son âge (peur de la mort vers 3 ans, par exemple).